Sortir du gauchisme

Le gauchisme est un dérèglement de l’esprit, mais ce n’est pas une fatalité. Comme pour l’alcoolisme, le premier pas vers la délivrance c’est d’admettre que l’on en est atteint. L’article ci-dessous propose de mettre le doigt sur les principaux symptômes afin d’en accélérer la guérison.

la douleur, c'est le gauchisme qui sort du corps

Le clivage Gauche/ Droite n’est pas – comme le croit Jean-Luc Mélanchon – un clivage Travail / Capital, et encore moins – comme le croient Najat Vallaud-Belkacem  et les lycéens aussi incultes qu’elle – un clivage Gentils / Méchants.  C’est un clivage philosophique qui est le suivant : Progressisme contre Tradition, ou encore Philosophie des Lumières contre Ordre naturel.

La « pensée » de gauche a metastasé dans la majorité des cerveaux. Le grand remplacement, c’est le remplacement du peuple Francais par un peuple Républicain qui s’est opéré en y substituant les traditions politiques et religieuses par la religion des Droits de l’Homme. Le progressisme a triomphé, tant et si bien que la droite n’existe plus sur l’échiquier politique Francais : tous les partis politiques valident le même fond idéologique de gauche (valeurs Républicaines, Droit-de-l’Hommisme, laïcité…)

C’est la source de tous nos maux. Le mondialisme, l’influence des lobbies communautaires, la trahison des « élites », le pouvoir de nuisance des associations antiracistes, l’américanisation culturelle , l’immigration de masse, le déclin effroyable de l’intelligence… Ces funestes conséquences ont toutes la même cause : la France devenue République des Lumières.

 

Qu’est-ce que la philosophie des Lumières ? C’est l’idéal de l’homme nouveau, le nouvel Adam. Comme disait Diderot, la raison est au philosophe ce que la grâce est au Chrétien : ainsi la création de l’homme nouveau doit se faire par l’exercice de la raison, et la raison ne doit être entravée par aucun déterminisme, qu’il soit religieux, sexuel, racial, géographique, culturel, linguistique, régional… L’homme nouveau doit être dépouillé de son passé, car son passé est porteur de ces déterminismes qui n’ont pas été choisis librement et qui sont donc potentiellement discriminants et oppressants.

Un individu enraciné se structure par les trésors du passé. Or les Lumières, qui sont la matrice du déracinement, sont porteuses du message inverse, qui est celui de la Révolution, et donc de la République : il faut faire table rase du passé. C’est la naissance du progressisme, ou religion du progrès, qui veut qu’un pas en avant soit toujours un pas dans la bonne direction.  Les individus se sont civilisés en incorporant des normes siècle après siècle qui ont rendu la société plus vivable. Or, la philosophie des Lumières nous dit l’inverse : dépouillez-vous de toutes vos normes, de toutes vos particularités et de toutes vos caractéristiques, quand bien même cela serait mortifère : une société qui se meut en dépit de l’ordre naturel ne peut pas durer sur le long terme.

L’esprit des Lumières fait également émerger l’individualisme : l’homme au centre de tout. La société ne se pense plus en fonction du bien commun, mais en fonction de la somme des intérêts individuels.

Progressisme et individualisme font émerger le règne de la matière. Avant la consécration des Lumières il y avait l’église, il y avait les corporations, il y avait le Roi qui étaient autant de remparts contre le règne de la matière. Une fois ces structures « réactionnaires » abolies, il ne reste que l’argent. L’histoire montre que petit à petit, le capitalisme s’est libéré de ses limitations morales et religieuses initiales. Les précurseurs de la justice sociale en France au XIXème siècle étaient les royalistes, car ils plaçaient autre chose que l’argent au-dessus de tout, ils plaçaient Dieu (voir les revendications sociales de François René de La Tour du Pin, Alban de Villeneuve-Bargemon, Adrien Albert Marie de Mun…). La gauche a enfanté le monde capitaliste, si l’on considère le monde capitaliste comme le règne de l’argent. Saint-Augustin dit que seul l’esprit peut museler la matière : ce n’est pas un hasard si la gauche a détruit les seules forces capables de museler l’argent – les traditions politiques et religieuses – à la fois physiquement en perpétrant tous les grands massacres de l’histoire de France moderne, et idéologiquement avec le triomphe de la sous-culture mercantile libérale : la gauche est libérale et capitaliste par essence. La philosophie des Lumières a été consacrée juridiquement par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : nous vivons officiellement dans la République des Lumières, le monde de la matière, le monde laïc, le monde sans frontières, le monde de la gauche. C’est pourquoi la seule critique pertinente du système ne peut venir que de l’autre côté, du côté de la vraie droite réactionnaire.

La gauche tend à distinguer un « bon » libéralisme culturel (l’expansion infinie des “droits de l’homme”) d’un « mauvais » libéralisme économique (l’abolition des limites à l’expansion « naturelle » du marché) qui serait quant à lui le fait de la « droite » officielle (l’UMP n’est que l’aile droite de la gauche). En réalité, ce libéralisme culturel va de pair avec le libéralisme économique dans la mesure où ils permettent mutuellement d’étendre le marché à tous les domaines de l’existence, par le biais d’une rupture avec l’ensemble des valeurs traditionnelles. L’alliance du libéralisme culturel et du libéralisme économique est le Libéralisme-Libertaire, c’est à dire l’idéologie Mai 68. Tous les partis de gouvernement sont en réalité libéraux-libertaires. Les élécteurs ont le choix entre la gauche soi-disant « ennemie de la finance » et la « droite » soi-disant défenseuse des valeurs traditionnelles… soit les deux faces d’une même médaille. En réalité, le pouvoir réel qui est le pouvoir de l’argent, a besoin du libéralisme-libertaire afin d’étendre sa logique marchande : sexualité, procréation, mariage gay, genre, féminisme, immigration, adoption d’enfants du tiers-monde… sont autant de solutions temporaires à la sempiternelle crise des débouchés propre au capitalisme.

La société libérale-libertaire permissive sert de cheval de troie au capitalisme prédateur en accomplissant ses basses oeuvres à sa place, la violence et l’injustice cachés sous un vernis sentimentaliste et humaniste qui nie l’essence du combat social au profit de la lutte des sexes, lutte des races… La gauche ayant totalement abandonné le combat social au profit des combats dits « sociétaux ». C’est en Mai 68 que ce glissement de la gauche du social vers le sociétal s’opère, lorsqu’elle se rend compte que l’ouvrier est une figure plutôt réactionnaire et patriarcale, en plus de n’être pas très vendeur ! Elle s’est rabattue sur les « minorités » en s’appuyant sur les femmes, les jeunes et les immigrés, soit les trois catégories les plus manipulables de la société.

La gauche détient à la fois l’Education, mais aussi 100% de l’appareil médiatico-culturel qui sert à maintenir le système. La critique de droite réactionnaire est inexistante dans les médias. C’est ainsi que s’est façonné le surmoi gauchiste de générations de Français auxquelles on a toujours caché qu’une autre façon de penser était possible. Ce surmoi les rappelle à l’ordre à la moindre pulsion émancipatrice. Les Français s’auto-censurent sur tous les sujets cruciaux pour lesquels la critique est muselée (l’immigration, le mondialisme, les droits de l’homme) par peur de l’accusation de racisme ou de fascisme.

Le système politico-médiatique est un totalitarisme de marché qui s’attaque officieusement aux esprits, contrairement au totalitarisme d’état qui s’attaque officiellement aux corps. Pour le vaincre, il faut redevenir Français.

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Un excellent blog pour creuser tous ces sujets :

Les conférences d’Adrien Abauzit :